Activités ponctuelles :
Au Burkina Faso
Dans la région de Bobo-Dioulasso, nous intervenons de loin en loin en fonction de notre situation financière avec Petit à Petit, une association engagée dans l’assistance aux enfants scolarisés dans les domaines de l’alimentation et du suivi sanitaire.
Au Laos
En 2003 et 2004, nous avions participé à la reconstruction d’une école à Savannakhèt, recevant à l’époque les remerciements officiels du sous-préfet de Muang Khanthabouly.
Actuellement, les projets de rénovation d’établissements scolaires sont portés avec dynamisme par les associations de Laotiens expatriés et leurs amis dans les différents pays où ils se sont installés.
Nous n’intervenons plus qu’au cas par cas lors de circonstances exceptionnelles comme la tempête qui a frappé « les Amis de Paksane » en mai 2009.
Une des caractéristiques des actions en République Démocratique Populaire du Laos est la transparence absolue des opérations menées. Avant chaque phase des travaux nous avons toujours reçus des devis détaillés en laotiens et français.
En Haïti
Nos relations avec l’Institut Religieux Apostolique de Marie Immaculée, les sœurs du Pérollier pour les Ecullois, datent des débuts de tiers-Monde et Culture il y a vingt-cinq ans. C’est un exemple de collaboration entre institution religieuse et une association laïque.
A Carice, les religieuses nous ont mis en relations avec des responsables locaux, permettant ainsi de mener à bien plusieurs projets modestes dans le domaine de l’agricole. Ensemble, nous avons réalisé une exposition sur Haïti. Nos point de vue ne coïncidaient pas toujours et les participants de l’époque se souviennent de nos discussions sur le Vaudou. Notre volonté commune d’entendre la vérité de l’autre nous a tous fait progresser en tolérance, une amitié est née, qui nous lie encore.
Depuis cette époque, à Carice, les choses ont changé et nous pensons particulièrement au plan de développement local de Carice où une petite association comme la nôtre n’a pas sa place. Cependant, nous ne pouvions pas laisser passer le drame récent de ce pays sans donner un signe de solidarité.
Programmes pluriannuels :
Au Sénégal
Nos actions dans ce pays témoignent particulièrement de notre volonté de répondre à des besoins exprimés par les populations locales. Par exemple : l’association Kassoumaye qui avait déjà mis en place une maternité et une bibliothèque et procuré des fournitures scolaires jusque dans les villages reculés de Casamance, souhaitait lancer une action spécifique au bénéfice des femmes.
Au cours d’une mission en 1995 se déroula une réunion animée par Bernadette Lacroix, présidente de Kassoumaye et Colette Bourret-Berthet, représentant Tiers-Monde et Culture qui exposèrent plusieurs projets aux femmes de Kandé, un quartier de Ziguinchor. Celles-ci ne furent pas enthousiasmées par les propositions et exprimèrent le souhait de création d’une garderie d’enfant afin de pouvoir travailler dans de meilleurs conditions, ce qui fut fait. J’ai retrouvé comme un commentaire de cet épisode dans un aphorisme de ‘Ben’, découvert dans une récente exposition au Musée d’Art Contemporain de Lyon : « Ce que l’on fait pour les autres sans les autres, c’est contre les autres ».
La garderie doit maintenant être déplacée car le propriétaire souhaite reprendre son terrain loué pour cette activité. Nous participons à ce nouveau défi.
Au Brésil
Nous continuons à apporter des aides là où nous avons des membres de notre association. C’est le cas à Lábrea-Am en Amozonie où se trouve actuellement João Gutemberg, frère mariste. Les actions auprès des jeunes sont priviligiées. Dès que les besoins élémentaires sont couverts, nous intervenons dans la formation. Nos derniers engagements ont porté sur :
- le cofinancement d’un logement pour une famille
- l’achat d’un ordianteur pour une autre famille
- des activités sportives
- l’achat de matériel d’artisanat et l’accompagnement de jeunes en prison
Rappelons quelques-unes de nos actions passées mises en place lors de séjours au brésil :
- fourniture de deux machines à coudre, de petit matériel et de son premier abonnement téléphonique à une coutumière créant de la lingerie de rêve au cœur d’une favela de São Paulo
- aide à la création d’une structure commerciale pour la petite production agricole locale et au redémarrage d’une production artisanale à Morro da Garça (Minas Gerais)
- fourniture d’équipements de bureau pour la formation de jeunes femmes originaires du Nordeste et vivant Sãa Paulo
Ces activités continuent sans notre aide.
« Devenir utile », telle est notre définition du succès.
Au Salvador
Sœur Monique Thiéblain a quitté le Salvador le 30 décembre 2009, à 81 ans. Elle réside dans sa communauté des Auxiliatrices au Mexique, ce qui lui permet de faire court séjours à Dolores Apulos, de nous conseiller dans nos choix d’aide aux populations et d’épauler notre correspondante local, Anne-Françoise Bourret, professeur au Lycée Français Antoine et Consuelo de Saint-Exupery à San Salvador.
Le départ d’une personnalité aussi riche que celle de Monique aurait pu provoquer l’effrondrement de toute son action au service des plus pauvres. Il n’en est rien et les dernières nouvelles sont rassurantes. La reconstruction après le passage de l’ouragan Ida en novembre dernier (2009) se poursuit, tout récemment sept maisons sont sortis de terre, composées chacune d’une seule pièce, plus stables que les anciennes avec des murs de briques et un toit en tôle, et surtout protégées par le fameux mur de soutènement à la construction duquel nous avons participé et qui a sauvé des vies et des habitations.
Nous avons financé en partie l’achat des matériaux, la main d’œuvre est constituée par les familles elles-mêmes, les voisins et les bénévoles venant de villages épargnés par les ourangans.
Au niveau du pays, les témoignages de Monique et Anne-Françoise font état des premières améliorations apportées par le gouvernement issu de l’élection du 1er juin 2009 :
- donatations de produits alimentaires d’urgence aux municipalités
- amélioration de la nourriture dans les écoles publiques
- création d’une pension mensuelle de 50 dollars pour les plus de 70 ans dans les 32 communes les plus pauvres
- versement d’une petite pension aux blessés de la guerre civile sans ressource
- suppression de la quote-part payée jusque-là lors d’une consultation hospitalière
Dans ce pays où la misère est immense, ces premières mesures sont des signes d’espoir pour les populations et d’encouragement pour tous ceux qui les aident.
